Critique textuelle

de l'Ancien Testament

ouvrages généraux

 

Manuels de critique textuelle

 

Cette discipline est née de la prise de conscience que les textes anciens nous sont parvenus de manière altérée. Nous ne disposons pas des originaux, mais de copies écrites à la main. La transmission manuscrite crée des changements accidentels ou voulus. La confrontation des différences entre les témoins textuels (manuscrits, traductions, citations) permet parfois d'établir laquelle de ces versions serait la proche de l'original.

Signalons d'abord les chapitres introductifs consacrés à la critique textuelle dans les deux ouvrages suivants : 

  • Matthieu Richelle, Guide de l'exégèse de l'Ancien Testament, Vaux-sur-Seine, Edifac, 2012, p. 223-269.

  • Michaela Bauks et Christophe Nihan, Manuel d'exégèse de l'Ancien Testament, Genève, Labor et Fides, 2013, p.  13-45.

Pour des ouvrages plus spécialisés : 

  • E. Tov, Textual Criticism of the Hebrew Bible, Minneapolis, Fortress Press, 2012.

  • E. Würthwein, The Text of the Old Testament, trad. E.F. Rhodes, Londres, SCM Press, 1979.

  • R. Dupont-Roc et P. Mercier, Les manuscrits de la Bible et la critique textuelle, CEv 102, Paris, Cerf, 1997.

  • E.R. Brotzman, Old Testament Textual Criticism. A Practical Introduction, Grand Rapids, Baker Books, 1994.

  • P.D. Wegner, A Student’s Guide to Textual Criticism of the Bible. Its History, Methods and Results, Downers Grove, IVP, 2006.

 

les témoins en hébreu

 

Codex d'Alep

 

Le Codex d'Alep est la plus ancienne version connue de la Bible hébraïque. Il aurait été écrit entre 910 et 930 de notre ère. Avec le codex Leningrad, il est la plus ancienne copie du Texte Massorétique de la Bible Hébraïque.

Manuscrit

 

Edition critique

  • HUB = The Hebrew University Bible Project, Jérusalem, Magnes, 1981 (quelques volumes parus seulement).

Codex Leningrad

 

Le Codex de Léningrad (Codex Leningradensis), daté en 1008 de notre ère, est la plus ancienne copie du texte massorétique de la Bible hébraïque subsistant dans son entièreté. Il a, selon son colophon, été écrit sur base du Codex d'Alep, rédigé quelques décennies plus tôt, mais dont certaines pièces ont été endommagées ou manquent depuis 1947. Le Codex de Léningrad a servi de base à la Biblia hebraica en 1937 et à la Biblia Hebraica Stuttgartensia en 1977, qui en sont une transcription presque exacte.

Manuscrit

 

Editions critiques

  • BHQ = A. Schenker (sous dir.), Biblia Hebraica Quinta, Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2004 (quelques volumes parus seulement)

  • D. Barthélemy, Critique textuelle de l’Ancien Testament, OBO 50, Fribourg/Göttingen, Academic Press/Vandenhoeck & Ruprecht, 1982-2005 (en 5 volumes avec apparat critique)

Vol. 1 en ligne (Jos, Jg, Rt, Sam, R, Ch, Esd, Ne, Est)

Vol. 2 en ligne (Is, Jr, Lam)

Vol. 3 en ligne (Ez, Dn, 12 prophètes)

Vol. 4 en ligne (Ps)

Vol. 5 en ligne (Jb, Pr, Qo, Ct)

 

C. F. Burney, Oxford

(en plusieurs volumes avec apparat critique)

Sacred Books of the Old Testament, Leipzig

(appelée aussi "Bible polychrome", en plusieurs volumes avec apparat critique)

Manuels pour la BHS

  • Th. Römer et J.-D. Macchi, Guide de la Bible hébraïque. La critique textuelle dans la Biblia Hebraica Stuttgartensia, Genève, Labor et Fides, 1994.

  • P.H. Kelley, D.S. Mynatt et T.G. Crawford, The Masorah of Biblica Hebraica Stuttgartensia. Introduction and Annotated Glossary, Grand Rapids/Cambridge, Eerdmans, 1998.

Le Pentateuque Samaritain

 

La Bible samaritaine ou Pentateuque samaritain est la version du Pentateuque en usage chez les Samaritains, communauté religieuse se réclamant d'une ascendance israélite parente du judaïsme. Le Pentateuque samaritain contient environ 6 000 différences par rapport au texte massorétique (dont beaucoup sont simplement orthographiques). Les manuscrits les plus anciens du Pentateuque samaritain datent du XIe ou XIIe siècle.

Manuscrit

 

Edition critique

  • A. Tal et M. Florentin, The Pentateuch. The Samaritan and the Massoretic Version, Tel Aviv, Haim Rubin Tel Aviv University Press, 2010.

Les manuscrits de Qumran

Qumran est un lieu au bord de la Mer Morte. En 1947, on y trouva de nombreux manuscrits bibliques ou non, datant du 2è ou du 1er siècle av. J.-C. Avant cette découverte, nous n'avions presque aucune trace matérielle des manuscrits de la Bible Hébraïque avant le Moyen-Age (codex d'Alep et de Leningrad).

Pour une recherche bibliographique sur les manuscrits de Qumran, consulter le site Orion

Manuscrits

 

Editions critiques

  • DJD = collection Discoveries of the Judean Desert, Oxford, Clarendon Press (transcription et traduction avec commentaires).

  • E. Ulrich, The Biblical Qumran Scrolls. Transcriptions and Textual Variants, VTSup 134, Leyde – Boston, Brill, 2010 (transcriptions sans traduction ; variantes signalées).

  • Collection Biblia Qumranica : édition en synopse des différents manuscrits des textes bibliques. Pour l’instant, un seul volume existe : B. Ego, A. Lange, H. Lichtenberger, K. De Troyer, Biblia Qumranica. Vol. 3B. Minor Prophets, Leiden, Brill, 2005.

  • Collection La Bibliothèque de Qumrân, Paris, Cerf, 2008 (édition bilingue française en cours).

  • M. Abegg Jr, P. Flint et E. Ulrich, The Dead Sea Scrolls Bible, New York, HarperCollins, 1999 (traduction anglaise).

les témoins en grec

 

La Septante

 

L'Ancien Testament a été écrit en hébreu puis traduit en grec, par des juifs d'Alexandrie, vers le 3è siècle av. J.-C. Cette traduction grecque s'appelle la Septante.

Manuels et Introductions

 

  • B. Botte et P.-M. Bogaert, « Septante et versions grecques», Supplément au Dictionnaire de la Bible, vol. 12, 1993, col. 536-692.

 

Editions critiques

  • A. Rahlfs, Septuaginta, Texte en ligne : 

https://bibbiaedu.it/GRECO_LXX/ 

https://www.bibelwissenschaft.de/online-bibeln/septuaginta-lxx/lesen-im-bibeltext/

  • Édition dite de Göttingen : Septuaginta. Vetus Testamentum Graecum Auctoritate Academiae Scientiarum Gottingensis editum, Göttingen, 1931 

(Edition éclectique avec un riche apparat critique ; une partie seulement des volumes est parue).

​Traductions de la Septante

 

  • Français : La Sainte Bible d'après les Septante, par Pierre Giguet, 1865

Tome 1 (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome,Josué, Juges Ruth)​

Tome 2 (I-II-III-IV Règnes, I-II Paralipomènes, Esdras, Néhémie, Tobit, Judith, Esther)

Tome 3 (Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des cantiques, Sagesse de Salomon, Sagesse de Sirach, Osée, Amos, Michée, Joël, Abdias, Jonas, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie)

Tome 4 (Isaïe, Jérémie, Baruch, Lamentations de Jérémie, Lettre de Jérémie, Ezéchiel, Daniel, I-II Maccabées)

Le premier livre d'Esdras

Le troisième livre des Maccabées

Le quatrième livre des Maccabées

  • Français : Collection La Bible d’Alexandrie, Paris, Cerf (avec un commentaire très riche ; tous les volumes ne sont pas encore parus).

  • Anglais : NETS = A. Pietersma et B.G. Wright, A New English Translation of the Septuagint, Oxford, Oxford University Press, 2007 (traduit en priorité l’édition de Göttingen quand elle existe, à défaut celle de Rahlfs).

  • Allemand : W. Kraus et M. Karrer, Septuaginta Deutsch. Das griechische Alte Testament in deutscher Übersetzung, Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2009 (traduit en priorité l'édition de Göttingen, cependant dans le cas de  1-2 S et 1-2 R, on trouve en plus une traduction du texte antiochien).

Dictionnaires de la Septante

  • Biblissima (Un excellent lemmatiseur de grec ancien en ligne contenant plusieurs dictionnaires)

  • ww.2letterlookup.com (lexique de grec classique. Aller à « Useful Lexicons » puis cliquer sur « Full & Middle Liddel & Scott »).

Concordances de la Septante (grec-hébreu)

Pour comprendre le sens d'un mot, il est parfois essentiel de le rechercher dans la Septante et de connaître son équivalent en hébreu.

Analyse grammaticale du grec de la Septante

 

  • B.A. Taylor, Analytical Lexicon to the Septuagint, Peabody, Stuttgart, Hendrickson, Deutsche Bibelgesellschaft, 2009.

 

révisions et recensions

de la septante

 

Les révisions juives d'Aquila, de Theodotion et de Symmaque

 

Les travaux consacrés à la LXX recourent au terme de « recension » à propos d'Aquila, de Symmaque et de Théodotion aussi bien que d'Origène, de Lucien et d'Hésychius. En fait, l'activité des premiers n'est pas comparable à celle des seconds. Aussi parlera-t-on dans un cas de « révisions juives », dans l'autre de «recensions chrétiennes ».


Parmi les révisions juives, les plus importantes sont dues à trois savants : Théodotion (1er s. ap. J.-C.), Aquila (2è s. ap. J.-C.) et Symmaque (2è s. ap. J.-C.).

Les travaux de la critique moderne ont décelé dans les manuscrits de la LXX les traces de diverses révisions dont ne parle aucun des commentateurs anciens. C'est le cas de "la révision Kaigé". Antérieure à Aquila et à Symmaque, la révision kaigé est étroitement liée à Théodotion. On les distingue ici par souci de clarté. Le groupe kaigé se caractérise comme une révision hébraïsante qui rectifie le Vieux Grec selon un texte hébreu de type protomassorétique. Pour savoir quels livres bibliques ont été retouchés par la Kaigé, consulter ci-dessous l'ouvrage de G. Dorival.

 

Ces révisions ne sont pas faciles à consulter, car elles n'ont pas été préservées intégralement. On dispose de plusieurs sources, dont les Hexaples d'Origène (qui sont elles-mêmes fragmentaires). Pour connaître plus en détail les sources dont nous disposons, se référer à l'ouvrage cité ci-dessous : G. Dorival, M. Harl et O. Munnich, La Bible grecque des Septante. Du judaïsme hellénistique au christianisme ancien.
 

Introductions

 

 

Les recensions chrétiennes d'Origène, de Lucien et d'Hésychius

 

Le projet des recenseurs chrétiens fut tout autre que celui des réviseurs juifs : face à la diversité des données manuscrites, ils cherchèrent à établir un bon texte. A la différence des réviseurs, ils ne créèrent rien mais firent des choix. Devenue Bible de l'Église, la LXX connut, selon Jérôme (préface aux livres des Chroniques), trois recensions : celle d'Origène en Palestine, celle de Lucien en Asie Mineure, celle d'Hésychius en Égypte.

Editions critiques de la recension lucianique (ou texte antiochien)

 

  • N. Fernández Marcos et J.R. Busto Saiz, El Texto Antioqueno de la Biblia Griega, TECC, Madrid, Instituto de Filología del Consejo Superior de Investigaciones Científicas:

Tome I. 1-2 Samuel

Tome II. 1-2 Rois

Tome III. 1-2 Chroniques

les versions en latin

 

La Vetus Latina et la Vulgate

 

La Vetus latina (vieille latine) est la première traduction, réalisée à partir du texte grec (la Septante pour l'Ancien Testament). Certains passages ont été conservés.

 

La Vulgata (Vulgate) est réalisée à partir des traductions de Jérôme de Stridon (5è s.), à laquelle sont ajoutés les textes de la Septante traduits du grec (dont on n'a pas, ou plus, de versions en hébreu), dits « apocryphes » qui deviendront au XVIe siècle, « deutérocanoniques » pour l'Église catholique (concile de Trente).

La Vulgata clementina (Vulgate clémentine) est une révision de la Vulgate (il existait alors plusieurs versions de la Vulgate), décidée lors du concile de Trente, réalisée sous les pontificats de Sixte V et Clément VIII, elle est achevée en 1592. Il s'agissait, face à la Réforme qui encourageait les traductions de la Bible dans toutes les langues, de réaffirmer que la seule Bible autorisée pour l'Église catholique est la Bible latine.

La Nova Vulgata (nouvelle Vulgate) est une nouvelle révision de la Vulgate décidée lors du concile de Vatican II, elle est achevée en 1979.

Manuscrits de la Vetus Latina

 

Les trois principaux témoins de la plus ancienne version latine

  • Manuscrit Vindobonensis en PDF (J. Belsheim, 1885) ou pour une édition plus récente : B. Fischer, « Palimpsestus Vindobonensis », in Beiträge zur Geschichte der lateinischen Bibeltexte, Freiburg, Herder, Aus der Geschichte der Lateinischen Bibel 12, 1986.

Recherche sur la Vetus Latina

 

Editions de la Vetus Latina

 

  • Vetus Latina par Pierre Sabatier (Bibliorum Sacrorum Latinae Versiones Antiquae seu Vetus Italica, 1743) en PDF

Vol. 1

Vol. 2

Vol. 3

Edition critique de la Vulgate

 

  • R. Weber, Biblia Sacra Vulgata = Biblia Sacra iuxta vulgatam versionem, Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2007.

Manuscrit de la Vulgate

Editions de la Vulgate

en ligne

  • La Vulgate (Intra Text)

avec concordance

  • Nova Vulgata (Vatican, 1979)

Texte consultable en ligne

  • Nova Vulgata (Interlinear Latin-English)

en PDF

 

les versions en syriaque

La Peshitta

 

La Peshitta (syriaque - araméen : ܦܫܝܛܬܐ) est la plus ancienne traduction syriaque de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'Ancien Testament de la Peshitta a été traduit de l'hébreu, sauf les livres deutérocanoniques qui ont été traduits du grec. À l'exception du Diatessaron, le Nouveau Testament de la Peshitta a été traduit du grec, bien que cela soit contesté par une minorité chercheurs.

​Edition critique

  • The Old Testament in Syriac According to the Peshitta Version, Leyde, Peshitta Institute, 1972.


Les Targums

 

Version du texte hébreu de l'Ancien Testament accompagnée de commentaires en araméen, langue qui s'était substituée à l'hébreu pendant la captivité de Babylone.

Présentation

Textes et manuscrits

 

 

Traduction en anglais

  • The Aramaic Bible Collection, M. McNamara (dir.), 19 vol., Édimbourg, T&T Clark, puis Collegeville, Liturgical Press (traduction anglaise où les différences par rapport au TM sont indiquées en italique).

Critique textuelle

du Nouveau Testament

 

ouvrages généraux

 

Manuels de critique textuelle

Signalons d'abord les chapitres et ouvrages introductifs consacrés à la critique textuelle du Nouveau Testament : 

  • R. Dupont-Roc, « Le texte du Nouveau Testament et son histoire », dans Daniel Marguerat, Introduction au Nouveau Testament, Genève, Labor et Fides, 2008, chap. 28.

  • R. Dupont-Roc, Les manuscrits de la Bible et la critique textuelle, Cahier Évangile 102, Paris, Cerf, 1998.

  • C. B. Amphoux, Manuel de critique textuelle du Nouveau Testament, vol. 1, 2014.

http://cal-itsee.bham.ac.uk/itseeweb/parker/introduction/index.html

 

Ouvrages spécialisés

de critique textuelle du NT

  • J. Duplacy, Etudes de critique textuelle du Nouveau Testament, BETL, Leuven, 1987.

  • G.D. Kilpatrick, New Testament Textual Criticism, Leuven, 1990.

  • B.D. Ehrtnan, M.Holmes (ed), The Text of the New Testament in Contemporary Research, Studies and Documents 46, Grand Rapids, Eerdmans,1995.

  • D. A. Black, Rethinking New Testament Textual Criticism, Baker, Grand Rapids, 2002.

  • J. Elliott, C.B. Amphoux, Le texte du Nouveau Testament au début du christianisme, Actes du Colloque de Lille, juillet 2000, Lausanne, Editions du Zèbre, 2003.

  • B. Metzger, The New Testament, Its Background, Growth and Contend, 3d édition, revised and enlarged, Nashville, Abingdon Press, 2003.

  • B.D. Ehrman, Studies in the Textual Criticism of the New Testament, coll. New Testament Tools and Studies vol.33, Brill, Leiden/Boston, 2006.

ouvrages SPéCIALISéS

 

manuscrits

 

Liste des manuscrits

du Nouveau Testament

 

Liste des manuscrits

  • Tous les manuscrits du NT en ligne sur le site de la conférence épiscopale italienne

http://www.laparola.net/greco/manoscritti.php

 

Description des manuscrits

Manuscrits numérisés

  • Nombreux manuscrits numérisés et disponibles en ligne :

sur le site de l'université de Münster

http://ntvmr.uni-muenster.de/manuscript-workspace

 

sur le site de la British Librairy

​http://www.bl.uk/manuscripts/Browse.aspx 

 

EDITIONS CRITIQUES

Texte du Nouveau Testament en grec avec apparat critique

Novum Testamentum Graece: Nestle-Aland (28 ed.)

  • Texte en PDF avec apparat critique :

https://www.pdfdrive.com/novum-testamentum-graece-nestle-aland-28-ed-d176840658.html 

 

Greek New Testament (USB5) 

  • Pour déchiffrer l’apparat critique de GNT :

B. M. Metzger, A textual Commentary on the Greek New Testament; A Companion Volume to the United Bible Societies' Greek New Testament

autres liens utiles

 
 
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